La Ferrari F80 est une Formule 1 déguisée en vaisseau spatial

Alors que les premières livraisons de la Ferrari F80 viennent tout juste de débuter, le monde de l’automobile retient son souffle. En effet, on ne parle pas ici d’une simple supercar de plus, mais de l’héritière d’une lignée sacrée qui va de la F40 à la LaFerrari. Pourtant, cette fois, Maranello a décidé de bousculer les puristes en envoyant le mythique V12 au musée, pour le remplacer par une technologie directement issue de la piste.

Le choc du V6 hybride

Tout d’abord, parlons de ce qui fâche les nostalgiques : le moteur.

Certes, le cri d’un V12 est irremplaçable. Mais Ferrari a choisi l’efficacité brute (tout le contraire qu’en F1 finalement…). Souvenez-vous que la marque gagne au Mans avec un V6, et c’est exactement ce bloc que l’on retrouve ici, boosté par trois moteurs électriques. Par conséquent, la bête développe 900 chevaux. Soit la Ferrari de route la plus puissante jamais construite. Même le V12 de la Ferrari 812 GTS ne fait pas mieux !

De plus, la poussée est potentiellement instantanée (je n’ai pas eu la chance de l’essayer pour le prouver…). En réalité, grâce aux turbos électriques (e-turbos) qui éliminent tout temps de réponse, on se retrouve catapulté de 0 à 100 km/h en seulement 2,15 secondes.

Puisque la technologie hybride est ici au service de la performance pure et non de l’écologie de façade, chaque accélération donne l’impression de subir un décollage de chasseur. D’ailleurs, c’est là qu’on comprend que Ferrari n’a pas fait de compromis.

Un cockpit pour pilote de chasse

Ensuite, il faut jeter un œil à l’intérieur, car la disposition des sièges est totalement inédite. Bien sûr, on appelle ça du « 1+1 ». Pourtant, il y a bien deux places, mais le siège passager est légèrement reculé et camouflé dans les mêmes tons que l’habitacle pour laisser toute la place visuelle au pilote. C’est pourquoi on a vraiment la sensation d’être aux commandes d’une monoplace de Formule 1 plutôt que d’une voiture de luxe traditionnelle.

Ainsi, l’ergonomie est centrée sur un nouveau volant plus compact, bardé de commandes physiques (enfin le retour des vrais boutons !). Toutefois, n’espérez pas y loger vos valises pour un week-end à Monaco. Bref, tout dans cet habitacle crie la course, le carbone est partout et le confort est secondaire face à l’expérience de pilotage.

« La F80 n’est pas faite pour parader, elle est faite pour redéfinir les limites de la physique sur quatre roues. »

L’aérodynamisme du futur

Le design de la F80 ne ressemble à quasi rien de connu, avec ce bandeau noir qui traverse l’avant. Effectivement, chaque ligne, chaque creux dans la carrosserie sert à plaquer la voiture au sol. Mais enfin, à 250 km/h, la voiture génère plus d’une tonne d’appui aéro. Au fond, c’est une sculpture de vent qui utilise le « S-Duct » et un aileron arrière actif pour rester soudée au bitume.

La Ferrari F80 marque l’entrée fracassante de la marque dans une nouvelle ère. Si certains pleurent encore le V12, les premiers propriétaires qui reçoivent leurs clés en ce moment savent qu’ils ont entre les mains le futur absolu.

Finalement, Maranello prouve une fois de plus que pour rester en haut de la pyramide, il faut savoir tuer ses propres idoles.

Crédit Images

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