Blogs auto : l’IA n’aura jamais les mains sur le volant
Le silence sur ce site n’était pas une panne moteur, c’était une pause au stand. Un arrêt obligatoire quand la famille s’agrandit et que les obligations professionnelles prennent le dessus. Bref, une pause technique et humaine bien méritée.
Et pendant que je regardais le paysage – sans doute le plus beau de toute ma vie – j’ai vu le décor changer. ça a commencé par « Le blog est mort », puis rapidement j’ai entendu que « L’IA va tout rédiger », et aussi que « Les algorithmes ont gagné ». C’est pas faux, forcément.
Alors, alimenter de nouveau ce site ? Pourquoi pas, mais à mon rythme.

J’ai vécu de belle chose, il y a 10 ans. Des rencontres inoubliables, parfois des aventures de plusieurs jours et des voitures tout aussi passionnantes les unes que les autres. Mais les réseaux sociaux n’étaient pas omniprésents, l’IA non plus…
Peu m’importe, j’ai envie d’écrire de nouveau. On verra bien si j’arrive à tenir la cadence.
Aujourd’hui, internet est une autoroute rectiligne, aseptisée, saturée de contenus rédigés par des machines pour d’autres machines. C’est propre, c’est optimisé pour Google, mais ça a autant de saveur qu’un tofu vapeur dans une aire d’autoroute. Le ton, je peux le changer aussi.
Alors, la question se pose : est-ce qu’il reste une place pour un blogueur – si ce terme existe encore – un non professionnel, un amateur éclairé, en 2026 ?
L’intelligence artificielle est un outil fantastique pour trier des données ou traduire une notice technique. Mais demandez à un robot ce qu’on ressent quand l’arrière d’une propulsion décroche légèrement sur une chaussée grasse un matin d’octobre.
Demandez-lui d’expliquer l’odeur d’un cuir patiné par trente ans de soleil ou le cliquetis du métal qui refroidit après une séance de circuit.
L’IA vous sortira une définition. Elle vous pondra trois paragraphes sans fautes, mais elle ne saura jamais. Elle n’a pas de tripes, elle n’a pas de souvenirs, elle n’a jamais eu peur d’arriver trop vite dans un virage. Elle tient le volant parfois, mais ça s’arrête là.
Écrire sur l’automobile aujourd’hui, c’est comme conduire une boîte manuelle : c’est devenu un acte de résistance. C’est choisir le plaisir de la trajectoire plutôt que la facilité du pilote automatique. Alors oui, j’achète encore des magazines automobiles. J’ai aussi toujours les mêmes abonnements Twitter – pardon, X – qu’il y a 10 ans.
Certains collègues sont encore là, d’autres non.
Alors, on verra bien.
Le contenu « 0 à 100 » vs la passion brute
Le problème du web actuel, c’est qu’il est devenu clinique. On vous bombarde de chiffres, de kilowatts et de temps de recharge. On analyse les bagnoles comme des aspirateurs. Je relis mes précédents articles, et c’était clairement ce que je faisais un article sur trois.
Si je reviens, ce n’est pas pour vous dire que le nouveau SUV familial a un coffre de 500 litres. Je crois que maintenant, je m’en fous. Je suis là pour vous dire si ce même SUV parvient à vous arracher un sourire quand vous êtes seul à son bord.
Il n’est pas impossible que j’utilise l’IA, pour me corriger, me donner des idées, améliorer certaines intonations, générer une image, mettre un bloc h3 là où il faut. Bref. Il faut aussi vivre avec son temps.
Mais l’important, c’est que je ne m’en cache pas. Pas comme votre collègue qui ferme vite la fenêtre de ChatGPT quand vous arrivez derrière lui. Je n’ai pas honte de le faire, à partir du moment où ce n’est pas lui qui rédige pour moi.
« Une IA peut vous donner le prix d’une voiture, mais elle ne connaîtra jamais sa valeur émotionnelle. »
Pourquoi je remets le contact
Parce qu’au milieu de ce bourdonnement numérique, on a besoin de voix humaines. De voix qui ne sont pas là pour plaire aux robots de référencement, mais pour parler à ceux qui, comme vous, ont encore un peu d’essence (ou de voltage, on n’est pas sectaires) dans les veines.
Tenter de Relancer ce blog à l’ère de l’IA, ce n’est pas un défi technologique. C’est une envie : celle de rester subjectif, de rester imparfait, et surtout, de rester passionné.
On ne va pas se contenter de suivre la route, on va dessiner la nôtre. Et si l’IA veut nous suivre, elle devra apprendre à drifter, à prendre son virage à la corde et à boucler sa ceinture.
Espérons que je puisse trouve le bon chassis.